[J’aurais voulu être une artiste]

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j aurais voulu etre un artisteIl y a peu, je suis tombée sur un article édifiant du Nouvel Obs. Morceaux choisis:

nouvel obs j aurais voulu être un artiste

Intégralité de l’article à retrouver ici

OMG, je suis un cliché! Je me suis reconnue dans ces trentenaires dépeints par le Nouvel Obs. La recherche de légitimé dans un diplôme ronflant d’ingénieur et puis finalement la désillusion au moment de l’entrée dans la vie active due au sentiment d’exercer un travail absurde et de se sentir, en fin de compte, complètement inutile.

Et puis « bon salaire »…il faut le dire vite. Bien sûr, je ne roule pas sur l’or mais je ne suis pas à plaindre car mieux payée qu’un ouvrier à la chaîne et mes conditions de travail sont éminemment moins pénibles! Mais, finalement, si je rapporte mon salaire au nombre d’heures que je fais et à la charge mentale qu’il m’occasionne, je ne dois pas me situer très loin du salaire et de la fatigue de ces ouvriers.
J’ai le sentiment que peu de salariés se sentent reconnus et valorisés dans leur emploi aujourd’hui. On va au boulot pour payer ses crédits en se languissant de rentrer chez soi, de retrouver sa famille, son chien, ses amis, ses passe-temps… Un état d’esprit que je me refusais d’adopter au sortir de l’école. En fille trop entière que je suis (plus jolie façon de dire en fait « jusqu’au-boutiste »), je voyais mon travail comme une passion qui me comblerait totalement. Je me suis donc investie  à fond car je ne savais pas faire autrement et je ne voulais pas être « Monsieur et Madame Tout le Monde ». J’avais besoin que mon travail ait du sens! Je ne voulais pas uniquement le voir comme un travail purement « alimentaire » pour toucher le salaire qui lui-même me permet de payer la voiture pour aller faire mon travail qui me permet de toucher le salaire pour payer ma voiture qui me servait à aller au travail… Bref, je me suis oubliée. Et, ce n’est que très récemment que j’ai découvert que j’étais la parfaite candidate au burn out et que, oui, il y avait une vie en dehors du travail ce qui, je vous l’accorde, est évident pour beaucoup de monde mais ne l’était pas pour moi. Je n’accable pas mon employeur, loin de là, mon histoire personnelle est tout autant -voire davantage- responsable de ce qui m’arrive. Je comprends petit à petit, grâce à la psychothérapie, ce qui m’a entraîné vers ce terrain glissant.

Aujourd’hui, j’essaie petit à petit de cultiver mon jardin intérieur et d’y replanter ce qui a été dévasté par l’incendie du surmenage. Faire ce que j’aime en fait partie.

Cette grande introduction pour vous dire que je ne sais plus trop comment s’est imposée cette nouvelle envie que je pourrais qualifier de passion si ce terme n’étais pas aussi « dangereux » eu égard à ma personnalité trop entière. Peut-être cette envie donc, est elle apparue en flânant sur l’atelier du petit parc ou bien est elle venue en relookant mon étagère Expedit. J’ai eu envie… de repeindre des meubles. J’en ai chiné un puis deux puis trois… et j’ai commencé à leur redonner une nouvelle vie.  Peindre, c’est apaisant, ça occupe l’esprit et puis c’est tellement jouissif de créer quelque chose de ses mains, de donner vie à une œuvre comme le ferait un artiste. J’aime partir de ces meubles démodés, défraîchis, un peu abîmés par le temps, un peu bancals et leur redonner une nouvelle chance de plaire  à quelqu’un et d’être à nouveau utiles, autrement utiles que de traîner dans un grenier où ils ne sont pas utilisés à leur juste valeur voire détournés de l’ usage pour lequel ils ont été créés. Tiens, ça sonne un peu comme une métaphore de ma vie en ce moment.

En tout état de cause, cette activité m’aide à aller mieux. Tout naturellement, j’ai eu envie de partager mes premières « œuvres » ici, avec vous et de créer une nouvelle catégorie dans le sommaire du site car, assurément, il y en aura d’autres.

Mon premier relooking a donc concerné une petite commode 60’s avec des pieds compas. Je l’ai repeinte en gris platine et ornée d’un fil d’étoiles. Les poignées d’origine en laiton patiné ont été bombées en gris argenté. L’intérieur des tiroirs a été tapissé avec un papier peint céladon étoilé. Le même que celui-ci , tout à fait, il m’en restait ! Cette commode est allée meubler la chambre d’une petite fille née le 11 septembre dernier (c’est pas très heureux mais pourtant commode – ahah !- à retenir, comme date, au moins). Le papa m’a même chargé de trouver une petite armoire qu’il destine à son fils aîné. Je vous la montrerai prochainement à l’occasion d’un nouveau post.

Ma première création. J’ai zappé la photo « avant » (Oups!)

Le fil d’étoiles

L'intérieur des tiroirs, étoilé aussi

L’intérieur des tiroirs, étoilé aussi

Mon deuxième relooking à concerné deux meubles : un meuble à langer et un lit. Ces deux meubles étaient destinés également à une petite fille venue au monde en ce début de mois de décembre. Le choix des couleurs et des motifs a été opéré par la maman et je n’ai été que son exécutante.

Le travail à consister à repeindre le meuble dans un joli "fantaisie parme" et de décorer la porte avec des papillons et quelques volutes peints à la main, à la peinture acrylique

Le travail à consisté à repeindre le meuble dans un fantaisie de parme très lumineux et de décorer la porte avec des papillons et quelques volutes peints à la main, à la peinture acrylique

Le lit initialement en bois brut est devenu également parme…comme les murs de la chambre

Une famille de chouettes toutes mimis peinte à la main sur le pied du lit et inspirée d'une illustration chipée sur Fotolia

Une famille de chouettes toute mignonne peinte à la main sur le pied du lit et inspirée d’une illustration chipée sur Fotolia

Bizarrement, mes relooking n’ont été destinés qu’à des chambres d’enfant jusqu’à maintenant alors que je ne suis pas sûre d’en vouloir un jour, des enfants. Hum hum, si vous vous voulez mon avis, j’ai encore un bout de chemin à faire avec ma psy… 😉

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